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Le blog du Vieux marmot

8. Un matin après la mort

D’un vagin éclaté jaillit mon premier souffle

J’ai germé dans le sang, le sexe et les promesses

La beauté s’est assise sur mon berceau d’osier

Je lui coupai le cou et aspirai la sève

 

J’étais semence du temps tout au long de la vie

Je suis murmure de l’aube au lend’main de la mort

Enfin percée la croûte dans un hurlement sourd

Jeune pousse effrayée je trouve un monde étrange

 

REFRAIN : Un matin après la mort

J’ai volé dans ce décor

Souvenirs réimprimés

Sans le temps qui opprimait

Un matin après la mort

La rosée est toujours fraîche

Comm’ dans les prés de l’enfance

Où la vache ruminait

 

Un ouragan d’amour retarde l’horizon. Un cimetière se réveille et s’enfle comme une vague et la marée des tombes recouvre le sable de nos désirs. Jours vides et pleins de douleurs où tes couleurs s’estompent dans l’absence.

 

Noyer son amour dans le sang de son cœur comme une ultime violence contre soi même. C’est ton pas qui me fuit et s’imprime en mon âme, l’image de ton corps qui m’abandonne et déchire l’espace de mon existence.

Baiser impétueux qui roule sur ma bouche

Quand le cours de ton cœur est au cœur de mon corps

Et charrie mon amour comme un torrent son or

De tes moindres pensées je voulais être souche

 

C’est dans l’éternité que revit ce présent

Fut-il un souvenir à l’orée de la vie

Là bas dans l’au-delà le baiser qu’on oublie

Revient comme une lame toujours sur le brisant

 

REFRAIN : Un matin après la mort

J’ai volé dans ce décor

Souvenirs réimprimés

Sans le temps qui opprimait

Un matin après la mort

La rosée est toujours fraîche

Comm’ dans les prés de l’enfance

Où la vache ruminait

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