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Le blog du Vieux marmot

11. Baobab

 

Eléphant végétal accroché dans le ciel

Tes pieds semblent glisser sur le vieux sol fragile

Dans une lente transe sous un soleil de miel

Et ton souffle palpite dans la lumière agile

 

Tu es mémoire du temps comme un géant à Pâques

Et tu sais qu’un enfant peut cesser de sourire

Ou même vingt sur cent avant d’avoir cinq ans

Innocentes victimes d’une divine arnaque

 

La terre se dessèche le vent chargé de sable

Sent le sang de rhino aujourd’hui disparu

En d’autres temps des nains riaient dans la savane

Pygmalions gazouillants des temples de la faune

Alors le chasseur blanc a brisé la nature

 

Un jour le Baobab à Gory Gopéla

Pourra se souvenir de l’Afrique sauvage

Dont le son du tamtam était le seul ramage

Quand l’homme répondait au trot de l’impala

 

Tes yeux sont mon amour comme cet arbre là

Laissant passer le ciel à travers la ramure

Des pensées ton regard s’enracine et murmure

En mon cœur un doux chant qui défie l’au-delà

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